Portrait de Camille Tardif

Qui se cache derrière le studio Camille Tardif?
Je m’appelle… Camille Tardif !

Depuis quand le studio existe?
Un an.

Travailles-tu avec des designers freelance?

Oui, en collaboration ça peut arriver.

Raconte-nous ton parcours.
J’ai commencé mes études par un BTS sur le graphisme et l’édition. Ca a été mes premières bases pour apprendre à travailler l’image et surtout développer mes compétences Photoshop et Illustrator.  Mon apprentissage textile s’est fait à l’ENSCI, par le biais d’une formation très large impliquant le tissage, le tricotage et l’imprimé.
Après l’école, j’ai travaillé pendant deux ans en tant que freelance. J’ai décroché rapidement un premier contrat avec un studio anglais, the M.Lab. Je développais des collections d’imprimés pour eux en suivant leur briefs. Ils vendaient les collections aux Etats-Unis. L’expérience me plaisait, j’ai donc démarché d’autres studios avec lesquels j’avais le même mode de fonctionnement.
J’ai eu l’opportunité de devenir designer textile chargée de collections chez Natex Paris, une usine basée en banlieue parisienne, spécialisée dans l’impression et le tricotage pour le prêt-à-porter. J’y suis restée pendant un an, ce qui m’a permis de renforcer mes compétences techniques.
Depuis un peu plus d’un an, j’ai repris mon travail en indépendante. Je crée régulièrement pour le studio Cymé. En parallèle, je travaille sur des projets vraiment différents et c’est ce qui me plait ! Création d’un logo pour une petite brocante, développement d’un imprimé pour un meuble d’édition, développement de la collection hiver chez Jennyfer…


Décris-nous ton style.
Mon univers est coloré et dense. Je travaille souvent au crayon à papier et à l’aquarelle. J’essaie de mettre du détails dans mes dessins.

Quelles sont tes inspirations/influences principales?
Je m’inspire beaucoup des maîtres Japonais, tels que Jakuchu ou Yokoyama Taikan. Ils ont une maîtrise du flou, des couleurs et des dégradés qui me laissent sans voix !

Le lieu qui t’inspire le plus?
La rue. La rue de Belleville à Paris, avec ses Bouibouis chinois, ses bars à terrasse et ses poubelles éventrées, ou bien le chemin côtier près de chez moi, avec les promeneurs, les arbres sauvages et la mer en colère. Je prends toutes les rues du monde 🙂

Décris-nous ton processus de création.
Quand je travaille pour moi, j’aime bien attendre. J’attends que ça fasse « ting». Je marche, en attendant que ça vienne ! Je regarde et récolte des fleurs et des feuilles, je me demande comment je vais les travailler.
Quand je travaille pour un client, j’aime avoir un brief imposé. J’aime les challenges, les défis. J’aime avoir à travailler sur quelque chose que je n’ai jamais fait, me surprendre et découvrir des façons de faire.

Quelle est la partie que tu préfères dans ce métier?
Le moment où ça fait « ting » 🙂 Juste avant de me lancer dans la création, quand je trace les grandes lignes de la collection, quand je décide où je vais et comment j’y vais.

Pour quel type de produits ou secteurs travailles-tu?
Le prêt-à-porter féminin, grande distribution.

Sur quoi travailles-tu en ce moment?
Je viens de boucler une collection pour le studio Cymé.

Que souhaites-tu accomplir dans le futur?
J’aimerai réussir à travailler pour différents domaine sans que ce soit tout une histoire ! J’ai commencé à bosser dans l’univers de l’enfant, ce qui a été un problème lorsque j’ai voulu créer pour la femme, ce qui est un frein lorsque je démarche pour l’ameublement. Les français cloisonnent tout, ce qui nous donne du fil à retordre pour faire comprendre que l’on peut s’occuper de toutes les surfaces !

Quels conseils voudrais-tu donner aux futurs designers qui se lancent?
Accrochez-vous ! Et faites-vous confiance, ça prend du temps d’installer une affaire, de créer un business. Il faut voir sur le long terme.

Pour contacter Camille tardif

Camille Tardif
bonjourcamilletardif@gmail.com

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