Portrait d'Estúdio Ensolarado

Qui se cache derrière Estúdio Ensolarado?
Je m’appelle Alice Prina.

Depuis le quand le studio existe-il?

2010.

Raconte-nous ton parcours.
Depuis plus de 10 ans, je suis designer textile. J’ai mon studio, l’Estúdio Ensolarado, un nom brésilien, car je suis brésilienne ! Cela signifie Studio Ensoleillé. Je crée des motifs exclusifs pour les industries de la mode et de la décoration.
Tout au long de ma carrière, j’ai produit plusieurs imprimés pour des marques et des tissages brésiliens très importants, ainsi que certains clients internationaux.
Actuellement, j’habite en France et je crois qu’un partenariat avec le marché local pourrait être fantastique !

Décris-nous ton style.
J’ai un style délicat et joyeux et j’aime vraiment créer pour le public féminin et celui des enfants.

Quelles sont tes inspirations/influences principales?
La nature, la architecture et l’illustration.

Qu’est-ce qui a déclenché ta passion pour les imprimés?
Chaque imprimé est une nouvelle possibilité de colorer le monde et de donner du caractère à des objets simples.

Ton premier souvenir imprimé?
Un pyjama que j’avais quand j’étais toute petite, environ 3 ans, avec un téléphone jaune très coloré.

Décris-nous ton processus de création.
Je regarde le monde, je garde les détails que je trouve intéressants et je dors ! D’habitude je rêve de l’imprimé. Je fais toujours les dessins manuellement, puis je travaille les éléments sur l’ordinateur et enfin, je m’amuse à essayer de toujours créer une mise en page différente de celle que j’ai faite auparavant.

Quel est ton médium préféré? Et pourquoi?
J’aime travailler avec des techniques manuelles de dessin et de peinture, telles que l’aquarelle, les crayons, l’acrylique, la gouache, etc. Tous les éléments de mes imprimés sont dessinés à la main. Par contre, j’aime aussi le défi de créer des imprimés avec peu de couleurs plates.

Quelle est la partie que tu préfères dans ce métier?
C’est finir la journée en sachant que j’ai apporté au monde quelque chose qui n’existait pas quand je me suis réveillée.

Pour quel type de produits ou secteurs travailles-tu?
Mode (Femme, Enfant) et maison.

Sur quoi travailles-tu en ce moment?
Nouvelle collection d’hiver.

Quels sont les salons sur lesquels tu exposes?
Je commence à me lancer en France. Je voudrais aller au salon Playtime !

Que souhaites-tu accomplir dans le futur?
Je voudrais être reconnu par mon style personnel et que mon travail puisse colorer et embellir le monde qui l’entoure.

Le plus gros challenge que tu as relevé en tant que designer?
Apprendre à réconcilier mon travail de designer avec mon deuxième emploi: mère de 3 petits enfants!

Quels conseils voudrais-tu donner aux futurs designers qui se lancent?
Ne cessez jamais de dessiner, même si vous n’avez pas encore de clients, continuez de créer vos imprimés. Chaque création vous apporte plus d’expérience, il s’agit de petites graines que nous plantons et nous récolterons certainement de belles fleurs un jour.

As-tu vu le métier changer?
Oui, je pense que les changements survenus dans mon pays étaient similaires à ceux de l’Europe. Après l’apparition de l’empreinte numérique de tissus, les clients n’étaient plus obligés d’acheter de grandes quantités. De cette façon, ils veulent plus de imprimés pour leurs collections, mais ils ne sont pas disposés à payer le même montant qu’auparavant pour chaque dessin.
Notre travail a été dévalué. Parallèlement, de nombreux studios de design textile de qualité médiocre ont vu le jour, qui utilisent des images de banques d’images Internet et ne sont pas chers. Ils offrent un service médiocre mais peu coûteux, ce qui est déjà bien pour quelques clients.

Apprécies-tu ou regrettes-tu des choses dans ce changement?
Regrets… regrets… plus de regrets…

Comment te positionnes-tu avec l’arrivée des logiciels dans le métier?
Les logiciel ne sont pas le problème. Les logiciels actuels facilitent notre processus de développement de l’impression, PAR CONTRE ils donnent une fausse idée que tout le monde peut le faire tant qu’ils savent utiliser le logiciel. C’est complètement faux. D’une certaine manière, cela ressemble à ce qui s’est passé avec la photographie. Avoir un téléphone portable qui prend des photos ne fait pas de tout le monde un bon photographe. Il faut avoir des connaissances sur la composition des images, la couleur, l’histoire de l’art, etc. Il est nécessaire d’enseigner au client à reconnaître la différence entre un travail non original et répétitif et un travail exclusif qui peut réellement mettre en valeur votre produit sur le marché. Seulement un vrai designer peu le faire, pas un logiciel.

Pour contacter Estúdio Ensolarado

Alice Prina
estudio.ensolarado@gmail.com

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